
Idée 165 : Petite fabrique de littérature : lire, c’est jouer
Quand on lit, il y a le plaisir de se laisser entraîner dans une histoire, le plaisir de croire en la fiction. Mais pour y parvenir, le lecteur doit jouer avec le texte, comprendre comment il fonctionne, s’amuser à en démonter la belle mécanique pour se sentir plus proche de l’écrivain. Le lecteur établit une double complicité : d’abord avec l’histoire, ensuite avec l’auteur. Dès lors, le lecteur peut vivre dans l’attente du prochain roman de celui qui est devenu « son » auteur. Il attend un moment de lecture, mais aussi une nouvelle rencontre et un autre moment de complicité avec lui.
Collection « Les histoires à la carte », de Bernard Friot.
Chaque titre, à partir d’un même début, propose trois fins très différentes dans leur ton, leur registre, leur message. On peut lire à l’enfant le début de l’histoire, puis l’inciter à en inventer la fin, en lui imposant éventuellement des contraintes : la fin devra être drôle ou triste, avec un seul personnage ou plusieurs, etc. Ensuite, on pourra lire les trois fins écrites par l’auteur et faire choisir au jeune lecteur sa fin préférée. Ainsi, au plaisir de l’histoire se mêle celui de s’impliquer dans le récit, d’en devenir à son tour auteur.
Collection « Les histoires minute ».
Chaque histoire, très courte, est écrite à partir d’une liste d’ingrédients et de personnages donnée à l’avance, comme une sorte de prétexte. Là encore, l’idée est de faire découvrir à l’enfant le plaisir d’inventer une histoire, tout en jouant avec la notion d’écriture avec contraintes.















